Piloter la montée en compétences du nouvel entrant

Référentiel expert

Piloter la montée en compétences du nouvel entrant

Référentiel source
La petite Boîte à outils de l’onboarding
Auteur(s)
Séverine Loureiro

La montée en compétences ne consiste pas à accumuler des formations. Elle suppose de rendre la contribution du poste intelligible, de fixer des attentes explicites, d’observer la progression, d’utiliser le feedback comme boucle d’ajustement et de faire évoluer les moyens de développement selon les besoins réellement constatés.

Ce référentiel est pertinent si…

Vous devez organiser ou ajuster la progression d’un nouvel entrant sur son poste afin de rendre explicites les attentes de prise de poste, suivre ses acquis et difficultés, structurer les feedbacks et choisir les actions de développement pertinentes pour l’accompagner vers l’autonomie puis la maîtrise.

Parcours de raisonnement

Explorer la logique du référentiel

01 Point de départ

Le nouvel entrant a pris son poste et doit progressivement passer de la compréhension de ses missions à leur réalisation, puis à une autonomie et une maîtrise croissantes. Le raisonnement part de la contribution attendue du poste, des attentes et objectifs déjà établis, des réalisations observées, des feedbacks disponibles et des besoins de progression effectivement constatés. L’acculturation générale au collectif et la décision sur la période d’essai restent hors du périmètre de ce MCE.

02 Informations à examiner

Examiner les missions et responsabilités du poste ; la contribution attendue et son articulation avec l’équipe, la direction et le projet collectif lorsqu’elles sont établies ; les résultats attendus et leurs échéances ; les priorités de prise de poste ; les objectifs d’intégration existants ; les compétences ou apprentissages nécessaires aux premières missions lorsqu’ils sont identifiés ; les acquis connus du nouvel entrant ; les réalisations et comportements professionnels observables ; les réussites constatées ; les difficultés ou écarts effectivement observés ; les feedbacks déjà réalisés ; les modalités de feedback convenues lorsqu’elles existent ; les formations et autres moyens de développement disponibles ; les évaluations intermédiaires disponibles ; ainsi que les contraintes susceptibles d’affecter la progression.

03 Logique du raisonnement

Commencer par rendre lisible la contribution du poste et les attentes de prise de poste sans réduire le travail à une simple liste de tâches. Examiner ensuite les objectifs d’intégration déjà fixés ou ceux qui doivent être clarifiés à partir d’attentes réellement établies. Confronter ces attentes aux réalisations observées afin de distinguer les acquis et réussites, les éléments à consolider, les difficultés effectives et ce qui n’a pas encore été suffisamment observé. Utiliser le feedback comme une boucle d’ajustement : reconnaître les réussites, traiter les difficultés avec écoute et réciprocité et, lorsque nécessaire, les accompagner de conseils ou d’actions. Sélectionner ensuite les moyens de développement en fonction des besoins établis, sans prescrire automatiquement une formation et sans figer les décisions qui nécessitent encore une évaluation en poste. Organiser la progression dans le temps lorsque les informations le permettent, en conservant les horizons d’autonomie et de maîtrise comme des repères du référentiel et non comme des preuves automatiques du niveau atteint. Prévoir enfin ce qui devra être réobservé ou réévalué pour ajuster la suite de la progression.

04 Opérations clés du raisonnement

Clarifier la contribution et les attentes du poste
Qualifier les acquis et besoins de progression
Organiser feedbacks et actions de développement
Réobserver et ajuster la progression
Préserver les frontières avec les autres décisions

05 Résultat obtenu

Un plan piloté de montée en compétences précisant la contribution du poste lorsqu’elle est établie, les attentes et priorités de prise de poste, les objectifs d’intégration retenus, les acquis et réussites observés, les éléments à consolider, les difficultés établies, les dimensions encore insuffisamment observées, les feedbacks à organiser, les actions ou moyens de développement justifiés, leur articulation dans le temps lorsqu’elle peut être déterminée, les points de réévaluation ainsi que les contraintes, inconnues et arbitrages restant ouverts.

06 Limites du référentiel

Les outils 21 à 25 ne constituent pas cinq étapes obligatoires à appliquer mécaniquement. Le repère des deux premières semaines pour fixer les objectifs d’intégration est une préconisation explicite du référentiel et non un seuil universel de validité. Le rythme des feedbacks doit être adapté à la situation et ne peut pas être universalisé. Une difficulté ponctuelle ne permet pas de conclure à une incapacité générale et l’absence de difficulté ne prouve pas la maîtrise. Une formation ne doit pas être prescrite automatiquement pour tout besoin de progression. Le plan de développement ne peut pas être intégralement figé à l’arrivée, certaines décisions nécessitant des évaluations en poste. Les horizons d’environ six mois pour l’autonomie et de 18 à 24 mois pour la pleine maîtrise restent des repères du référentiel et non des verdicts automatiques. Le chatbot est un levier possible et non un composant obligatoire. ONB-07 reste distinct de l’acculturation au collectif traitée dans ONB-06 et de la décision sur la période d’essai traitée dans ONB-08.

Référence / chapitre source
Séverine Loureiro, La petite Boîte à outils de l’onboarding, Dunod, 2023 — Dossier 5 « Faire monter en compétences sur le poste », outils 21 « Donner du sens à la contribution du nouvel entrant », 22 « Définir des objectifs d’intégration », 23 « Faire progresser grâce au feedback », 24 « Définir un plan de développement » et 25 « Faire du chatbot un levier d’empowerment ».
Pour aller plus loin

Piloter la montée en compétences du nouvel entrant

La montée en compétences sur le poste ne consiste pas uniquement à proposer des formations. Elle suppose de rendre explicites la contribution et les attentes liées au poste, d’observer la progression du nouvel entrant, d’utiliser le feedback pour l’aider à ajuster son activité et de choisir les actions de développement en fonction de besoins réellement établis.

Point de départ

Le nouvel entrant a pris son poste et doit progressivement passer de la compréhension de ses missions à leur réalisation, puis à une autonomie et une maîtrise croissantes.

La démarche s’appuie sur les attentes du poste, les objectifs d’intégration, les réalisations observées, les feedbacks disponibles et les besoins de progression effectivement identifiés.

Elle reste distincte de l’acculturation générale au collectif et de la décision relative à la période d’essai.

Informations à examiner

  • Les missions et responsabilités du poste.
  • La contribution attendue et les interdépendances utiles lorsqu’elles sont établies.
  • Les résultats attendus et leurs échéances.
  • Les priorités et objectifs d’intégration existants.
  • Les compétences ou apprentissages nécessaires aux premières missions lorsqu’ils sont identifiés.
  • Les acquis connus du nouvel entrant.
  • Les réalisations et comportements professionnels observables.
  • Les réussites effectivement constatées.
  • Les difficultés ou écarts effectivement observés.
  • Les feedbacks déjà réalisés et leurs suites.
  • Les formations et autres moyens de développement disponibles.
  • Les évaluations intermédiaires disponibles.
  • Les contraintes susceptibles d’affecter la progression.

Logique de raisonnement

La première opération consiste à rendre lisible la contribution du poste et à clarifier les attentes et priorités de prise de poste réellement établies.

Les objectifs d’intégration permettent ensuite de donner des repères au nouvel entrant et de structurer les échanges sur sa progression. Le référentiel recommande de les fixer tôt, avec un repère situé dans les deux premières semaines, sans que ce délai puisse être transformé en condition universelle.

La progression est ensuite appréciée à partir d’éléments observables. Il faut distinguer les acquis et réussites, les éléments encore à consolider, les difficultés effectivement constatées et ce qui n’a pas encore été suffisamment observé.

Le feedback constitue une boucle d’ajustement. Il ne sert pas seulement à relever les écarts : il doit aussi reconnaître les réussites et, lorsqu’une difficulté est établie, permettre de déterminer des conseils ou des actions d’amélioration. Son rythme doit rester adapté à la situation.

Les actions de développement sont choisies en fonction des besoins identifiés. Une formation n’est pas introduite automatiquement et certaines décisions doivent attendre une évaluation intermédiaire ou de nouvelles observations en poste.

La progression peut enfin être organisée dans le temps lorsque les informations disponibles le permettent. Les horizons proposés par le référentiel pour l’autonomie et la maîtrise sont utilisés comme repères et non comme preuves automatiques du niveau atteint.

Étapes clés du raisonnement

  • Clarifier la contribution et les attentes du poste
  • Qualifier les acquis et besoins de progression
  • Organiser feedbacks et actions de développement
  • Réobserver et ajuster la progression
  • Préserver les frontières avec les autres décisions

Résultat obtenu

La démarche produit un plan piloté de montée en compétences précisant les attentes et objectifs retenus, l’état observable de la progression, les réussites et besoins de consolidation, les feedbacks à organiser, les actions de développement justifiées et les points qui devront être réobservés ou réévalués.

Les contraintes, informations manquantes et arbitrages non résolus restent visibles.

Limites du référentiel

Les outils 21 à 25 ne constituent pas cinq étapes obligatoires d’un parcours universel.

Le repère des deux premières semaines pour les objectifs d’intégration doit rester une préconisation du référentiel. De même, les horizons proposés pour l’autonomie et la pleine maîtrise ne constituent pas des seuils permettant de conclure automatiquement sur le niveau du collaborateur.

Le feedback ne doit pas être réduit au relevé des difficultés et aucune fréquence universelle n’est imposée.

Le plan de développement ne peut pas être entièrement défini à l’arrivée, certaines décisions nécessitant une évaluation en poste.

Enfin, ONB-07 ne reconstruit ni le dispositif d’acculturation au collectif ni la décision relative à la période d’essai.

← Revenir à la Bibliothèque